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07 aoû 2007

(pas de sujets)

Nous avons finalement les rushes en version DVD pour que nous puissions faire une sorte de pré-montage et rédiger le verbatim des entrevues. Les regarder avant d'entrer dans la salle de montage, quoi.

Nous sommes déçus de certaines choses (le cadrage qui est loin d'être parfait, la perche dans le cadre assez souvent) mais ce n'est rien qui ne se rattrape pas, d'une façon ou d'une autre.

Plus de nouvelles pendant le montage... Qui commencera le 13 août.

17 mai 2007

(pas de sujets)

De retour au Québec, finalement. Un peu fatigués, je dois dire. La veille de notre départ coincidait avec l'arrivée de nouveaux stagiaires - les colocs ont décidé de fêter ça en grand. Nous sommes allés à Louvain le matin et on a passé la journée à chercher des souvenirs pour les parents et amis.

Le soir, quiche au menu et beaucoup, beaucoup (trop) de Chimay bleue, notre découverte du voyage, bière d'abbaye forte mais tellement bonne.

Puis, a fêté jusqu'à plus capable, on s'est couché vers les 3h30 du matin - il fallait qu'on se lève pour 6h30 pour pouvoir prendre l'avion.

On ne l'a pas raté, mais disons que ce n'était pas le vol le plus agréable que nous ayons connu.

Le montage se fait fin août.

D'ici là, bon été.

13 mai 2007

(pas de sujets)

Trop occupés pour maintenir le journal à jour. Disons simplement qu'on vient de finir le tournage. Dans l'ensemble, ç'a bien été. On verra les rushes au Québec.

Cédric en avait marre, vers la fin. C'est pas tous les jours qu'il se fait dire quoi faire et quand le faire. Mais il a quand même tenu jusqu'à hier soir.

Lundi, rendez-vous à l'IAD pour récupérer les cassettes et dire au-revoir aux gens. On repart bientôt.

10 mai 2007

(pas de sujets)

Jour deux du tournage. On commence à savoir comment chacun de l'équipe fonctionne. Aujourd'hui, on a décidé de laisser tomber l'entrevue qu'on avait prévue avec Cédric, puisque le temps semble vouloir être de notre côté et qu'il fait soleil, nous allons donc faire l'installation à l'Union européenne. Il me semble que nous avons encore de la difficulté à nous coordonner. Mais bon, il faut ce qu'il faut.

Je n'entre pas dans les détails, mais la journée s'est bien passée. On a vu les rushes du jour un ce matin. Pas mal, un brin désorganisé, mais ça roule quand même assez bien.

Le cadrage n'est pas top, mais ça va passer. On espère.

08 mai 2007

Action

Premier jour de tournage. Pas tellement à dire, mis à part que nous prenons mutuellement le temps de nous connaître, les techniciens, Cédric et nous. On a fait une installation à la Grand Place. Pas mal, mais pas parfait, à mon humble avis.

L'IAD a loué une voiture parce que la camionnette est prise pour une autre production. Une petite Mercedes. Hehe. Génial.

Sinon, on est claqués.

(pas de sujets)

La réunion technique avait lieu aujourd'hui. Prévue depuis longtemps, même qu'on aurait sans doute eu avantage à la faire avant. Mais ça s'est bien passé, mis à part le fait qu'il fallait être très tôt à Louvain-La-Neuve, mais on a bien réussit. Le prof d'image est très intéressé ; le prof de son s'en fout pas mal, j'ai l'impression... ingénieur du son frustré ? sans doute, puisque le son est le parent pauvre de l'image, surtout au ciné...

enfin, c'était bien sinon. le soir même, on est allé avec notre équipe sur la Grand Place, rejoindre Cédric ; on voulait que les présentations soient faites pour le lendemain, histoire de ne pas perdre de temps.

Puis on est rentré à la maison après avoir été au resto avec Cédric. Comme nous n'avons pas nécessairement les moyens de le payer autrement...

Ensuite, David, un des colocs est arrivé avec une bouteille de vodka, histoire de nous réconforter et de nous déstresser du tournage qui s'en venait. Ça s'est terminé avec un cadavre de bouteille de vodka et trois mecs assez euphoriques, et somme toute, plutôt déstressés...

07 mai 2007

(pas de sujets)

Alors le barbecue, c'était bien, on a fini par connaître les gens chez qui on habitait. Parce que mine de rien, on vit avec eux, mais si on n'a pas le temps de passer du temps ensemble, au final, on n'a rien à se dire. Donc, c'était plutôt cool, mais le temps a décidé de changer - bah ouais, quoi, on tourne mardi, faut bien que le temps revienne à la normale bruxelloise, selon les Bruxellois eux-même, c.-à-d. à la pluie traditionnelle belge.

Et n'oublions pas que c'était aussi jour ddu 2e tour d'élection en France. Et comme dans la maison, la plupart des gens sont Français et non Belges, ben c'était un sujet de discussion de prédilection. Sarko ou Ségo ? Les gens que nous fréquentions étaient évidemment en faveur de Ségo. J'aime pas trop m'ingérer dans la politique des autres pays, mais comme des gens que je connais étaient en faveur de Sarko, j'ai voulu en savoir plus, différencier le pour du contre de chacun. Au final, j'en suis venu à la conclusion que Sarko est un gros méchant pour les Français, mais qu'au Québec, il passerait pour un social-démocrate. Mais évidemment, cela n'est que l'impression que j'ai eue.

Tout ça pour dire que nous avons été au siège du PS à Bruxelles, assister à la défaite et au discours de Ségolène. Pour le Québécois en nous, ç'avait des allures de référendum de 1995.

Pour réfréner l'ardeur de certaines personnes qui voulaient rouler sur Paris et manifester leur mécontement, d'autres personnes ont suggéré qu'on aille au Botanique, voir les groupes qui passaient, à l'équivalent Belge du printemps de Bourges, Les Nuits Botaniques.

Seb et moi sommes allés que le temps de quelques bières (c'est relativement rapide, au fond) et nous sommes rentrés. Réunion technique demain matin oblige...

06 mai 2007

(pas de sujets)

Hier nous avons passé la majorité de la journée avec Cédric, pour le connaître davantage, savoir comment on l'interviewerait etc. Ce mec est vraiment incroyable.

Puis, autre pièce de théâtre, mise en scène et écrite par notre autre sujet potentiel, Gaspar. Incroyablement bon, intégration réussie du multimédia au théâtre. À ne pas manquer si vous êtes près de l'endroit où ils la donnent, ça s'appelle le Cabaret 1914.

Ce fut périeux de se rendre - on a goûté, pour la première fois, au légendaire retard des trains belges - et on devait courir - littéralement - pour reprendre le train ensuite. Mais ça en a valu la peine.

Today, bbq avec les colocs.

05 mai 2007

(pas de sujets)

J'avais aussi oublié de relater qu'un prof retraité de l'IAD nous avaitt contacté et nous avait demandé de le rencontrer pour qu'il puisse, et ce sont ses mots, "faire un article sur nous". L'homme s'occupe du journal étudiant de l'IAD. Pas de problème, ça nous fait plaisir. Alors après nous être levés vendredi matin, et avoir retrouvé la majorité de nos esprits, on l'a rencontré vers 14h30. Il semble que la conception de "faire un article" au Qc et en Belgique, ou en tout cas, pour ce bonhomme, diffère. Il nous demande de l'écrire nous-même, cet article. Pfff.

Avec le recul qu'on aura, Seb et moi on se dit qu'on pourrait bien nous vendre commes les futurs Stone ou Tarantino du Québec et ça passerait comme une lettre à la poste. Mais nous, on est de bons garçons sages, oui oui...

Sinon, nous sommes aussi allés au théâtre, voir une pièce incroyable, jouée par une actrice incroyable que l'on connaissait par l'un des contacts de Seb. Vraiment génial, la pièce s'appelait Le Sas et c'est l'histoire d'une femme qui, la veille de sa sortie de prison, où elle est depuis 16 ans, apprend la mort de sa mère. Génial.

04 mai 2007

(pas de sujets)

On a fini de tout rédiger hier soir, vers 22h. Ensuite, des gens avec qui on habite devait venir nous rejoindre au Delirium, un bar qui a paru dans le livre des records dans la catégorie "plus grand nombre de bières offertes dans un même endroit". On part d'avance et on se pointe juste en face, dans un petit bar à absinthe. On en avait déjà goûté, Seb et moi, mais sachant que c'est pratiquement illégal au Québec, ça ne amusait bien d'en boire sur une terrasse en Belgique.

On a bu une absinthe, puis deux, puis on traverse de l'autre côté, on boit une bière, puis deux... Finalement un seul de nos colocs arrive, il nous paie une bière, on lui paie une absinthe et on finit par partir pour aller dans un espèce d'endroit underground, un bar clandestin pour autant que je sache. Des musiciens qui jamment sur un rythme reggae/dub, et les gens peuvent venir prendre le micro etc. C'est vraiment génial, d'autant plus qu'on a rien payé pour entrer, notre coloc ayant négocié avec le mec à la porte "enfin, ils sont québécois, ils ne sont pas là pour longtemps" et ainsi de suite.

Une cave, plafond bas, odeur d'humidité dans l'air, mêlée de sueur, de tabac, de cannabis, les lumières hyper tamisées. Vraiment, la classe.

Ensuite, on se pousse, déjà tard, c'est le temps d'aller se coucher, qu'on dit. Sauf qu'on était à une bonne demi-heure de marche de l'appart. Et on crevait la dalle grave. Alors on s'arrête dans un petit kebab et on se négocie (oui, ça se fait dans cette petite rue où ya 5 kebabs l'un à côté de l'autre, à 3h un vendredi matin quand on est les seuls clients en vue).

Et là, on vient de se lever. 11h. J'attends toujours des nouvelles de Bénédicte, quant à nos lieux de tournage.

INTENTIONS

Synopsis :

Dans la ville de Bruxelles, Cédric, un artiste extravagant, prépare une nouvelle installation. Il se présente d’abord comme personne, comme artiste ; vient ensuite le moment de passer aux actes. Il va installer dans divers endroits de la ville. Son souhait : créer un havre de paix, un endroit où les gens prendront un moment, sinon pour s’arrêter, du moins pour ralentir. Tout en profitant visuellement de son entreprise, il nous explique les particularités de sa démarche, ancrée dans la vie de Bruxelles. À partir de là, plusieurs chutes sont possibles. Peut-être le verrons-nous épuisé, en pleine remise en question, lui qui approche de la quarantaine, sans reconnaissance, sans acquis. Peut-être verra-t-il un espoir de continuer à créer, à créer des contacts, des liens, au-delà du superficiel. Peut-être sera-t-il en paix avec ces gens, ces passants, qui ne lui ressemblent en rien, mais pour qui il a un immense respect.

Description du personnage :

Cédric a presque la quarantaine. Il est assisté social et n’a jamais travaillé de sa vie. Il habite dans une petite chambre dans le quartier d’Anderlecht. Il se promène dans les rues de Bruxelles à vélo, avec sur le dos un immense nounours blanc ou encore une panthère rose. Il est d’ailleurs surnommé la Panthère Rose. Il est très extravagant dans sa façon de s’habiller, gants de couleurs différentes, une dizaine de bracelets, chapeau bariolé et ainsi de suite. Il occupe son temps à analyser, à étudier les gens, la ville, et il cherche une façon de créer des liens. À priori, il peut avoir l’air d’être fou. Mais il en est bien loin. Il se définit lui-même comme un artiste visuel qui passe le plus clair de son temps à élaborer des ruses pour, en quelque sorte, faire entrer les gens dans son espace temporel.

Intentions :

Je veux faire une présentation du personnage qu’est Cédric, de son excentricité, de son parcours – d’où il vient, qui il est – des lieux où il aime être : nous voulons le présenter dans son quotidien, de manière succincte et concise. Comme c’est un personnage plutôt flamboyant, je veux donner l’occasion au spectateur de se faire sa propre idée sur lui, quitte à le mettre sur une fausse piste : en effet, au premier abord, les gens qui le rencontrent ont tendance à l’identifier comme un doux-dingue, comme l’idiot du village. Je veux consacrer le reste de film à déconstruire cette première impression.

Par la suite, en tant que réalisateur, je monte de plain-pied dans son univers poétique qui me rejoint particulièrement. Nous allons le suivre pendant qu’il fait ses installations dans Bruxelles. Il veut cibler des lieux publics précis, par exemple la Grand Place, la Bourse, la Gare du Midi, le siège de l’Union européenne ; ce sont des lieux significatifs à son avis, d’autant plus que , dans l’oeil de l’étranger que je suis et à qui ce film sera présenté, ces lieux sont Bruxelles.

Voici ce qu’il prévoit faire, concrètement : il ira dans chacun de ces lieux, et installera sur le sol un tapis persan de 2 mètres par 3, où il posera un immense ourson en peluche blanc, puis il s’y assiéra lui aussi. Cédric se place volontairement dans les endroits passants, dans le chemin des gens, pour tenter de les faire ralentir, pour susciter des réactions, pour les tirer de leur quotidien, les faire profiter de sa douce folie. Et son but ultime sera d’entrer en contact avec eux. Est-ce qu’il réussira ? C’est là le noeud du film.

Pourquoi est-ce que je considère ses actions comme « poétiques » ? Ce qui me touche notamment, c’est le côté passif de la chose. Il ne s’agit pas d’une manifestation, il ne s’agit pas d’une prise de contact obligée, il ne demande pas d’argent : il le fait pour le faire. Par ailleurs, Cédric se place hors du temps, par rapport au gens, il ne le vit pas de la même façon que tout le monde. Contrairement aux touristes de la Grand Place, aux gens d’affaires de la gare, aux diplomates du quartier Européen qui vivent à toute allure, il se place au milieu d’eux et crée une espèce d’îlot de tranquillité qui s’oppose à ce rythme effréné. Je veux que les spectateurs soient témoins visuellement du contraste qu’il créera, car c’est dans ce contraste que je vois toute la poésie de Cédric.

Image :
Tout d’abord, pour présenter Cédric, je vais favoriser une approche classique du documentaire : nous le suivons dans des lieux marquants de son quotidien, nous nous attardons à son apparence, à ce qu’il déclenche chez les gens qu’il croise. Je laisse la place à la faune urbaine, je veux qu’on le voit évoluer dans son milieu, en utilisant des plans moyens serrés, caméra épaule dynamique qui laissent la chance à son environnement de vivre à l’image. Puis je veux qu’une transition se fasse, une sorte de déclic qui fera comprendre au spectateur que l’on vient d’entrer dans une autre lecture du temps, la sienne. Je vais utiliser un plan fixe que l’on tournera à deux reprises. Le plan de base sera ainsi : dans le tiers gauche de l’écran, Cédric, dans le tiers droit, un arrière-plan urbain, une avenue, par exemple. Nous tournerons ensuite le même plan exactement, cadré exactement de la même façon, sans Cédric dans l’image. Nous prendrons ensuite le tiers de la première image de Cédric et le tiers droit de la deuxième image et les combinerons pour en recréer une seule. De cette façon, on peut intervenir sur le temps dans le tiers droit et introduire la notion que Cédric n’est pas affecté par le temps.

Puis nous passerons à ses installations.

Pour exprimer la poésie de ces installations à l’image, nous filmerons en mode 60 images/seconde. Comme ces actions sont de très courtes durée (tout au plus une vingtaine de minutes), ce mode nous permettra de jouer avec les ralentis. Il y aura ainsi utilisation des ralentis, d’une part, mais aussi des accélérés. Puisque notre personnage est atypique et qu’il n’a pas le même rapport au temps que la moyenne des gens, nous jouerons donc volontairement avec ce temps pour avoir un regard sur la ville qui rejoint celui de Cédric. J’utiliserai les ralentis pendant les installations, pour appuyer le fait qu’il observe, détaille, analyse les gens qui sont autour de lui. Je ferai le lien entre les installations en utilisant les accélérés pour ressentir le bouillonnement de la ville qui l’entoure. Mais mon but n’est pas de faire croire que Cédric fonctionne au ralenti ; plutôt qu’il est complètement hors du temps. Je privilégierai les plans fixes pour réaliser ces changements de rythme, par soucis d’esthétisme et d’efficacité. De plus, puisque nous serons dans des lieux « symboliques » - imposants, colorés de surcroît – l’utilisation d’une lentille grand angle me permettra de les mettre en valeur.

La caméra prendra une vue d’ensemble de ces installations, et se fera plus le témoin de l’événement et des réactions qu’il génère, que de Cédric lui-même.

Pour la conclusion, nous utiliserons à quelques nuances près le même stratagème cité plus haut pour sortir de la réalité de Cédric et revenir à une temporalité « normale ».

Je pressens qu’il y a un défi à prendre ces images ; il faut certes des plans larges de l’événement, mais aussi des plans rapprochés des réactions des gens. En outre, ces évènements sont de très courte durée, il faudra donc bien se coordonner, se synchroniser et qu’il y ait une rapidité d’exécution particulière. Je m’entendrai auparavant avec l’équipe technique pour que nous soyons tous au diapason.

Son :
Je prévois faire une entrevue filmée de Cédric, mais l’idéal serait de ne pas avoir à en utiliser les images, et plutôt d’entendre sa voix off sur d’autres images. Puisque l’image ne s’attarde pas sur Cédric, le son, lui, sera majoritairement composé de sa voix qui nous dévoilera sa démarche. C’est là le parti que nous prenons pour dresser le portrait de Cédric : en expliquant ce qu’il fait lui-même, nous découvrons qui il est.

Toujours dans le but de laisser place à son environnement, nous aurons, par ailleurs, besoin d’énormément de détails sonores – tels les bruits du café où nous nous trouverons peut-être, les conversations des clients, les sirènes des ambulances, la circulation, etc. – pour mettre concrètement et immédiatement Cédric en parallèle avec sa ville. Une collaboration étroite avec les ingénieurs son s’impose : il faut s’assurer d’avoir assez de matériel. Je souhaite isoler les sons et avoir assez de pistes sonores pour recréer l’ambiance nécessaire en post-production.

Par la suite, durant les installations, je souhaiterais identifier l’endroit où nous nous trouvons par un seul son autant qu’à l’image. Si nous nous trouvons sur la Grand Place, je veux qu’on entende les déclics des appareils photo ; à la gare, les bruits de pas des voyageurs pressés et ainsi de suite. Ce ne sont pour le moment que des pistes de réflexion, nous aviserons en temps et lieux. Toujours dans l’idée de créer l’espace-temps où se trouve Cédric, le son devra souligner les réactions des gens, créer l’illusion que l’on ne se trouve pas face à la réalité, mais dans un espace poétique, comme je le décrivais plus haut.

03 mai 2007

Notre choix...

Alors nous avons arrêté notre choix, finalement. Il s'appelle Cédric. Je n'ai pas envie de le décrire ici en ce moment. En fait, nous sommes en train de travailler sur les intentions de réalisation de Sébastien, et nous cherchons déjà à le cerner, alors en faire la description ici risque de vider le peu de jus qui me reste.

Toujours est-il que Sébastien est revenu particulièrement emballé hier soir. Il m'a confirmé qu'il voulait que ce soit le personnage de notre portrait. Je ne pouvais qu'être d'accord. Le temps que j'ai passé seul pendant qu'il le rencontrait m'a vraiment  fait accepter le fait que c'était trop compliqué de parler de Gaspar et que les Baladins sont un sujet que nous voudrions éventuellement explorer, mais pas dans le contexte serré auquel nous sommes confrontés. Cela dit, notre film ne sera pas une sinécure non plus, puisque nous aurons besoin, pour le réaliser, des autorisations de tourner sur les places touristiques de Bruxelles. La course à la distribution des quittances risque de ne pas être de tout repos non plus.

Mais nous sommes inspirés. Seb voit un film, on a synopsisé notre documentaire. On se lance en production. Réunion technique, lundi matin 9h.

02 mai 2007

(pas de sujets)

Alors là, on est mêlés. On doit choisir sur qui on fera ce portrait... et nos deux pistes sont excellentes. On a rencontré Gaspar Leclère, pour vrai cette fois, je veux dire qu'on lui a parlé pendant plus que 10 minutes, en solitaire, Sébastien qui posait des questions et moi qui notait et essayait de trouver l'angle sous lequel l'aborder, adviendrait le cas qu'on le choisisse. Pas évident. Tout un personnage, plus grand que nature. Des centaines de choses à dire à raconter, bon raconteur. Prêt à nous héberger, à ce qu'on les suive, même avec l'équipe technique - sans savoir si elle, elle est prête à le faire, cette équipe...

Mais (car évidemment, il faut qu'il y en ait un) justement : comment faire douze minutes SEULEMENT sur lui ? C'est la question. Sans compter toutes les petits trucs techniques qu'il faudra régler. M'enfin. Sébastien doit rencontrer ce soir encore notre autre sujet potentiel. une deuxième fois, sans moi, pour voir s'il est encore capable de nous donner du jus, s'il est aussi intéressant que ce dont on se rappelle.

C'est que le deadline arrive vite.

Cela mis à part, ça va. Hier soir, on n'a pas été très sages ; il y avait soirée Kino au festival de courts-métrages et on y est allé. On s'est couché trop tard pour l'heure à laquelle on devait se lever et, en plus, on a oublié (omis, disons) de fermer la fenêtre. Pendant la nuit, le temps s'est rafraîchi : pas cool de se lever ce matin, courbaturés, et Seb avec une toux, sinon inquiétante, au moins fatigante...

Nous avons évidemment revu Sophie et Mathieu avec plaisir, puisqu'ils sont dans la troupe de Gaspar, et pris le café avec Sophie pendant que les autres montaient le chapiteau. Elle prenait des nouvelles sur la télé québécoise, elle se demandait ce que c'était, les Bougons, hehe.

Et là, de retour sur Bruxelles, on a marché en silence, Seb médite sur Gaspar et se prépare à rencontrer Cédric. On ne veut choquer l'égo de personne non plus. Pas si facile. Difficile, même. Deux artistes, deux personnes qui voudraient être reconnus. À voir ce soir.

Sinon, je vais bientôt appeler Jorge Léon (pendant le meeting de Seb) et surtout... Air Transat, pour réserver les places, près d'une sortie de secours, pour avoir de la place pour les jambes. Confot minimal, quoi...

01 mai 2007

(pas de sujets)

Finalement, la rencontre avec nos derniers contacts nous a mené à nous faire donner le numéro de Jorge Léon, un réalisateur d'ici qui a, justement, fait des portraits. Ça peut quand même s'avérer utile. Apparemment, il serait très ouvert à l'idée de nous rencontrer. On ne demande pas mieux.

Je suis concis, parce que la batterie de mon ordi faibilit. À demain.

(pas de sujets)

Première chose, déjeuner avec nos nouveaux amis, puis on va conduire Mathieu à Jodoigne, où les roulottes et artisans des Baladins se trouvent. En effet, si T-les-Béguines est leur camp de base, parce que la metteur en scène principale y réside, c’est à Jodoigne qu’ils habitent, dans une ancienne base militaire. Impressionnant. De voir que ces gens vivent de cette façon, surtout. Pour moi, en fait, puisque Sébastien l’a déjà fait, lui. Lui, ça lui rappelle des souvenirs.

Retour à Bruxelles. Au moment où j’écris ces lignes, on s’apprête à aller rencontrer d’autres contacts, mais on a décidé qu’on prendrait notre décision mercredi, quant à notre sujet. Alors on va plutôt faire du social sur une terrasse. On va peut-être demander un avis totalement étranger pour le sujet. Ça ne peut que nous emmener plus loin...

Bonne fête du travail. Tout est fermé...

30 avr 2007

Thorembais-les-Béguines

Aujourd’hui, test caméra à Louvain-La-Neuve. On rencontre de ce fait notre cadreur (c’est comme ça qu’ils nomment le directeur photo) qui est très amène et nous amène dîner avec des finissants de sa classe. Puis, avec Sébastien, ils vont faire ledit test pendant que je réunion-de-productionne avec Bénédicte. On règle des petits trucs qui me semblaient moins clairs et ensuite on file à la poste pour envoyer la cassette pour que Jan puisse faire les tests qui s’imposent à l’INIS. Il l’aura dans une semaine, ce qui semble long, mais ce sera peut-être assez court, on n’a pas encore arrêté notre sujet, et encore moins planifier le tournage. Ça commence à nous démanger, mais certains de nos sujets potentiels meurent de leur belle mort avant même qu’on puisse rencontrer les personnes. Certaines personnes sont apparemment intimidés par la caméra. Enfin. Puis, on tourne comme des malades pour se rendre au camp de base des Baladins du miroir, pour rencontrer, plus longtemps, notre sujet potentiel # 1. Thorembais-les-Béguines, nom folklorique s’il en est, hehe. On arrive, et on va directement chez notre contact là-bas, une Québécoise, Sophie, qui joue avec eux. Bien gentille, on s’amuse, on parle avec elle et Mathieu, son mari belge, et on attend que Gaspar (oui, celui qu’on vise comme sujet) arrive. Ce qu’il fait finalement, vers 19h et il nous parle une petite heure, mais pas assez pour que ça nous convainque de le choisir aussitôt. Le hic : il a un emploi du temps très chargé, même s’il est très ouvert, et nous voyons déjà les contraintes de production arriver. En effet, il faudrait le suivre sur la route et bon, nous serons quand même 5 en tout, avec la mini équipe de prod. On verra. On passe le reste de la soirée à boire de la bière (on le fait assez souvent, ici) et à parler autour... d’un feu de camp (ça, c’est moins fréquent...)

29 avr 2007

Bois des Cambres

Nous rencontrons un autre des contacts que nous avons, qui n’est pas, lui, un sujet potentiel, mais plutôt un lien avec des sujets potentiels. Très drôle : la première personne dont il nous parle, c’est le mec qui fait le Maitrank. Sauf que ce sujet s’est déjà fait dans le cadre des projets spéciaux... Zut. Il nous parle beaucoup de la Belgique – il est lui aussi Français – et nous en apprenons beaucoup de ses explications. Il nous invite par ailleurs à aller dans une soirée au « Bar des clandestins », une espèce de bar qui ouvre une fois par mois dans le foyer d’un théâtre, organisée par un autre des sujets auxquels il a pensé pour nous. Ok, on se revoit le soir même, donc.

En après-midi, lavage dans une laveuse européenne qui prend son temps, environ 1h30 pour faire un cycle. Gulp.

Puis, re-départ pour le bois de Cambres, avec Arnaud (notre contact, en question) et Violaine, une québécoise établie à Bruxelles, qui chante avec lui – il est musicien. Génial, le concept. Une fois par mois, donc, le Théâtre de Poche, au milieu du bois de Cambres, ouvre ses portes à des artistes de la relève mais quand même déjà des pro, à voir leurs performances. Des marionettistes incroyables, des humoristes, une chanteuse incroyable (Victoria Tibblin qu’elle s’appelle), un groupe de jazz. Faut pas manquer si on a la chance.

De retour pas trop tard, on retourne s’acheter quelques bières et je me couche. Sébastien finit par venir dormir à son tour et à un moment où je suis réveillé (insomnie rédhibitoire, causée par le décalage), il se met à parler en dormant, ce qui normal, me dit-il à son réveil... m’ouais... ;)

Pour le citer, d’ailleurs, à Bruxelles, la bière est belle, les filles sont bonnes. Je ne peux qu’abonder dans le même sens...

28 avr 2007

On commence à s’y faire.

Nous avons passé la première partie de la journée à (essayer de) travailler sur nos projets spéciaux respectifs. Pas facile. Je n’ai pas encore parler du temps ici. Nous sommes, selon les statistiques belges, dans la plus longue période de sécheresse que la Belgique a connue depuis... qu’on enregistre les données. Il fait super chaud, super beau. Et nous sommes dans le toit, la lumière ne manque pas. Difficile pour moi qui fonctionne plutôt dans le noir, habituellement, côté écriture. Sébastien semble s’en tirer pas trop mal. Puis, vers 16h, nous allons rencontrer le sujet potentiel dont notre coloc Antonio (un espagnol) nous a parlé. Un mec très intéressant. Il a une démarche artistique très particulière. Son but avoué : ralentir les gens de la ville. Rien que ça ? (ironie) Il se tient dans un coin de la ville et, par exemple, fait des bulles pour voir la réaction des gens qui ralentissent, effectivement pour voir ce que ça fait. Il nous explique que, quand il est bien situé, les bulles remplissent tout l’espace et Sébastien avec son oeil de réalisateur pensent déjà au cadrage. Pas mal. On parle avec lui pendant trois heures. Puis on le quitte en pensant qu’il y a de quoi à faire avec lui. Plus tard, bières dans l’appart et écoute des documentaires que l’IAD nous a prêtés et de celui que l’INIS nous a prêté, celui de Carl Leblanc sur James Cross. Belle journée.

27 avr 2007

(pas de sujets)

Aujourd’hui, journée tourisme. On a vu les trucs à voir, sans aller plus en profondeur, faute de temps. Le Manneken Pis, la Jeanneke Pis, la Grand Place, la Bourse etc. Ça fait du bien de ne rien avoir de prévu autre que de flâner et se la couler douce. C’est évidemment le seul jour que nous ferons cela, alors autant en profiter. Avec la carte étudiante – qui, soit dit en passant, était la raison pour laquelle nous devions prendre des photos – nous avons pu, à force de persuasions typiquement québécoise, nous faire inviter au festival de courts-métrages qui a lieu en ce moment à Bruxelles. Nous y voyons même Martin Laroche, le comédien québécois, qu’on va saluer. Cool. Et, évidemment, soirée d’ouverture signifie Bar Open ! On boit bien et on rentre à pieds. Même qu’on va s’acheter une dernière bière... à 2h du matin ! Ah ouais, nous avons pris contact avec nos contacts aussi. Question de ne pas se sentir trop coupable. On est bookés pour toute la fin de semaine, jusqu’à mardi. Mais le temps, ici, est très relatif...

26 avr 2007

(pas de sujets)

Première occupation de la journée : visite corporative de l’IAD. Nous rencontrons des profs et des élèves ; on nous identifie tantôt à des Canadiens, tantôt à des Québécois... On ne sait plus très bien nous-mêmes ce qu’on est... Évidemment, trois minutes plus tard, ils nous auront oubliés puisque nous n’avons pas tant à faire à Louvain-La-Neuve. Mais nous voyons quand même Corentin que se souvient de nous et nous salue chaleureusement. L’IAD ressemble beaucoup à l’INIS par la taille de ses locaux et des bureaux du personnel, mais les étudiants nous semblent plus jeunes.

Joie ! Le téléphone fonctionne. Nous sommes rejoignables et moins dépendant des téléphones publics... Yé !

Nous sommes ensuite rentrés sur Bruxelles. Le soir, nous passons une petite soirée avec les colocs. L’un d’eux nous parle d’une autre personne qui pourrait nous intéresser. À creuser. Nous rencontrons aussi Gilles, le Belge de service, ici parce que, avouons-le, les colocs sont tous français... Sympa, il essaie d’imiter notre accent. Enfin...

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